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La musique de nos régions: Ali Saïdane(*) : au-delà du folklore, un mouvement du bas vers le haut et vice versa

Mon point de vue dans la presse sur la musique de nos régions
Comme le parler régional, il y a des musiques régionales qui expriment notre diversité culturelle. Est-ce que la vocation de cette musique, à terme, et dans le meilleur des cas, est de finir dans des musées sous forme d’enregistrements, ou y a-t-il moyen de redonner vie à leur génie particulier et, dans ce cas, quel serait l’enjeu d’une telle démarche ? Telle est la première question que nous avons posée ici à nos deux interlocuteurs. La seconde est la suivante :

Que répondre à ceux qui pourraient prétendre que cette musique n’est pas assez élaborée et que, à ce titre, elle ne mérite pas de faire l’objet d’un effort de conservation ou, encore moins, de valorisation ?
Enfin, une troisième question a sollicité nos deux interlocuteurs, MM. Ali Saïdane et Mourad Sakli, sur le rôle joué par la musique populaire à vocation commerciale, laquelle puise, ici ou là, dans le répertoire de cette musique régionale : est-ce qu’on peut y voir, finalement, quelque chose de positif?

1- En parlant de terroir et de parler régional, l’analogie paraît plausible et vraisemblable pour «justifier» ou «légitimer» le confinement des expressions musicales et poétiques traditionnelles dans un ghetto les assimilant à des expressions mineures.
La réalité est tout autre. En effet, l’état de rupture qui caractérise les rapports entre les élites « modernistes» et les expressions traditionnelles ont donné naissance à des appréciations « méprisantes» à l’égard de ce corpus qui couvre toutes les régions du pays, aussi bien rurales que citadines. Il ne s’agit pas là de l’opposition antagonique entre citadins beldis et ruraux bien que, consciemment ou inconsciemment, ce type de réaction remonte à la surface dans le jugement de certains.

Cette problématique, malheureusement, n’est pas nouvelle. Déjà, au début des années 30, lors de la participation de la délégation tunisienne au congrès du Caire, une véritable «bataille d’Hernani» avait opposé entre eux les partisans de cette délégation : partisans du malouf, comme représentants significatifs des expressions musicales tunisiennes, et leurs adversaires, qui ne reconnaissaient à cette forme musicale qu’une représentativité relative.
Il est aisé d’emprunter un concept tel que celui de «folklore» pour désigner ces expressions et, à partir de là, de les exclure de la représentation que l’on s’est construite de la musique tunisienne.
Le terme folklore est né dans des sociétés qui ont pu, des siècles durant, parvenir à l’homogénéisation de leurs expressions culturelles en général, et musicales en particulier, dans un mouvement du bas vers le haut et vice versa.
Ce processus n’est autre que l’homogénéisation sociale et nationale dans laquelle les expressions locales trouvent leur place, non pas en tant que folklore  exotique, mais plutôt en tant que composantes étudiées, codifiées, et enfin intégrées dans un corpus national et parfois extranational. Telles les polkas, les mazurkas, les valses, les javas et autres ballades dans le corpus européen.
Le folklore évolue ensuite dans sa signification : il est une expression de nostalgie de groupes sociaux, qui ne se sentent pas exclus de la culture nationale. Mais il correspond alors à une sorte de «musée vivant», car il est figé et codifié. Il n’est en aucun cas en compétition avec les expressions modernes que partage toute la communauté.
Pour notre cas, il y a en vérité deux mondes qui se côtoient et qui s’ignorent la plupart du temps : des expressions musicales «officielles» et consacrées par les médias, et des expressions qui sont ancrées socialement dans des «terroirs», et que partagent encore des gens aujourd’hui.
Les premières évoluent presque en rupture avec la société, mues par les mécanismes du show business, par les effets de modes et le mimétisme tant oriental qu’occidental, tandis que les autres perpétuent des mélodies et des rythmes ancestraux en y incorporant des innovations qui ne manquent pas de mimétisme, certes, mais qui ne compromettent pas l’âme de ces expressions.
Il est extrêmement ardu de prévoir le devenir de ces expressions. Qu’elles finissent dans des musées, enregistrées sur divers supports, est en soi une nécessité pour la mémoire. Toutefois, ce serait des documents «muets », car l’intérêt réside pour les chercheurs, les curieux des générations futures, dans le savoir lié à ces expressions, leurs appellations, leurs techniques, leurs origines : en un mot, tout le travail anthropologique mettant en évidence les relations qui régissent ces expressions avec les hommes et les femmes qui les pratiquaient.
C’est ce mouvement d’échange entre le «haut» et le «bas», dans un processus de connaissance, par nos musicologues, de leurs racines, de leurs «terroirs» et, surtout, de tous ces artistes traditionnels, à travers leurs parcours et leurs rapports avec leurs auditeurs.
La généralisation du terme «patrimoine populaire»  finit par induire en erreur. Nombreux sont ceux qui pensent qu’il s’agit d’un «héritage», ou d’un bien dont les propriétaires sont morts ! Alors qu’il s’agit bel et bien d’un art vivant, évoluant avec le temps, enregistrant des variantes et des nuances substantielles entre les interprètes d’une génération à une autre.
Je ne pense pas que ceci soit nouveau. Bien que l’effet des moyens de communication ait pris une grande ampleur, les influences externes demeurent quantitatives, en non qualitatives. Il n’en demeure pas moins que les effets pervers de la défiguration (…) ne sont pas à exclure, bien que l’appréciation de l’auditoire finisse par départager la bonne graine de l’ivraie.

2 -Je ne peux réellement m’attarder sur de telles affirmations, qui ne mettent en évidence que l’indigence  et l’ignorance de leurs auteurs.
Il ne peut y avoir au monde de musique spontanée et intuitive qui soit élaborée. L’acte d’élaboration est un acte abstrait et mental, alors que ces expressions sont intuitives, mais elles se réfèrent à un corpus mélodique bien « codifié», ayant des règles contraignantes acceptées par les gens qui les pratiquent, exactement comme les règles de la musique «savante» des modes tunisiens issus du malouf ou orientaux, qui sont, par ailleurs, aussi des expressions musicales intuitives et non élaborées, dans la signification abstraite de la musique occidentale.
En fait, ces expressions sont dans la nécessité d’être étudiées en tant que composantes du «Moi», avec respect et amour, pour qu’elles puissent reprendre leur véritable place dans le corpus musical national, non pas par fierté mal placée, mais par devoir à l’égard de «soi». Elles doivent être étudiées avec une grande modestie, avec l’approche et le regard de l’autochtone, et non de l’orientaliste.
Les chefs-d’œuvre  indémodables de la grande Saliha sont les témoins que ces expressions recèlent un fond d’une richesse inépuisable.

3 – Nous sommes dans un environnement, hélas, où l’écoute n’a plus de repères. L’éducation musicale, dont la responsabilité est partagée tant par la famille et l’école que par les médias, s’est dégradée dangereusement. L’oreille des jeunes et des moins jeunes est agressée à longueur de journée, partout. La banalisation d’un certain mauvais goût musical débouche sur des extrêmes, où il devient difficile de formuler des propositions de bon sens.
Donc, tout peut être positif comme tout peut être négatif, et cela en raison de l’absence de repères minimum que doivent donner et l’école, et la famille et les médias : repères indispensables pour se construire un système immunitaire.
Tout ce que peut produire la machine de diffusion musicale risque d’être négatif, aussi bien pour l’écoute que pour les expressions musicales «populaires».
La nature a horreur du vide. Il se trouve que les gens les mieux placés pour intervenir sur ce terrain, les musiciens diplômés des écoles supérieures, les créateurs, sont pris dans le tourbillon infernal du show business. Et les quelques créations se référant aux expressions populaires et traditionnelles  ne sont guère convaincantes ni sincères pour pouvoir constituer un change crédible aux productions de bas niveau.
A.S.
(*) Chercheur en expressions traditionnelles

خطابات إلى الجاهلي المهزوم: الطاهر الهمَّامي

من دون مقدّمة
من غير سلام
أدخل في جوهر مأساتك يا فارس فرسان البيد
فأقول:
ادفن وجهك في الرمل
وسيب فرس الافراس
في الربع الخالي
وتكوّر تحت بقايا نخله
واندب خديك بظفريك، بسكّين حافية،
عبلة تقتاد المنفى
ليلي مسبيه
عفراء قتيلة
عزة ثكلى وذليله
وجميع قبائل يعرب
تهرب
وبنو عبس
خدم للفرس
وبنو خيشوم
خدم للروم
يا عنترة العبسي
دخن مارلبورو
واشرب بيبسي
وتحشّش
وتحزم بحزام الكوبوي
وارشق قبعة صعاليك اليوم
واضغط أليتك السوداء
داخل سروال الدجين
وتنكّر
برجك بالعقرب
لا تهرب
برجك بالزعتر
وبقزقزة الحقد الأحمر
برجك الثّور
بالطوفان العطشان
وبالأسنان
قد بعث الوجه بخوذات رعاة البر التكزاسي
وتخلّيت عن الصحراء
وعن البدوية
وتحولت حصان الافرنجية
وسفيراً للجمل النفطي لدى آلهة الحرب
وسمساراً للشركات النفطية
ترشق سيفا خشبيا في الخصر
ووسام العسكر من ربّ القصر
وعلى الصدر فراشة
وعلى الرأس عمامة خز تستر عار الدهر
* * *
يا عنتر يا قاطع طرق الناقة نحو العصر
وتحوّلت الى بزناس
تلهث خلف الخرفان الشقر
وترابط في أبهاء النزل
وتحولت إلى جلاد يحترف القهر
ويقلع أظفار المقهورين
ويشرشر في أفواه المجلودين
ويقتلع الشّعر
كبرت كرشك وتدلت أذناك
وتضخم مصرانك وانتفخ الردفان
وتحولت إلى قواد يجمع أسرار الأحرار
يتجسّس حول منازلهم
وتحولت من الفلاق الى الشناق
وسيفك كان في الهيجا طبيبا يداوي رأس من يشكو
الصداعا

ولقد كنت تفيض حساسية
و تود تقبيل السيوف لأنها لمعت كبارق ثغرها المتبسّم
وتشق القفر تغنّي:
ولا تسقني ماء الحياة بذلة
ولقد أنطقت جوادك بالشكوى
فشكا اليك بعبرة وتحمحم
.. وتحولت الى قراد في سرك الباي
ومهرج أحزان الملكه
وتراجعت الى عبد يستحلي الذلة والدونية
ولقد أفنيت العمر تقاتل من أجل
استحقاق الحرية
……
من دون مقدمة،
من غير سلام
أدخل في جوهر موضوعك يا فارس فرسان الأحلام
فأقول:
ادفن وجهك في الرمل

عَـلـِّي صوتك بالغناء: فوندو صليحة : بخنوق بنت المحاميد عيشة


بحنوق بنت المحاميد


بخنوق بنت المحاميد عيشة.***.ريشة بريشة
عامين مايكملوش النقيشة
***
بخنوق بنت المحاميد حده.***.ردّه بردّه
عامين مايردعوش بضدّه

***
يا مسلمين الله طيعوا الأسمر.***.ما طاعت العربان باي العسكر
***
بخنوق بنت المحاميد دوجه.***.موجه بموجه
عامين مايكملوش حروجه

***
قلت نهار السوق يا كذابة.***.تعديت على حوشك مسكّر بَابَه
***
بخنوق بنت المحاميد بيّه.***.ليّه بليه
عامين تشعل علينا الثريا

***
بعد اللي لفظتِ علاش قلتِ لا.لا ***.واللفظ عند الجِـيدّين عداله
***
لو كان ليلة البارح الليلة *** أنا والخليلة
وعامين تشعل علينا الفتيلة

***
فيما مضى حبيتني وحبيتك *** واليوم طحنا للعناد رميتك

نغم في البال: الأولة في الغرام بيرم التونسي

من أحلى القصائد التي اشترك في إنجازها كل من بيرم التونسي و زكرياء أحمد قصيد الأولة في الغرام التي وسمت أكثر من جيل من الناحية الوجدانية و العاطفية و الموسيقية.


شعر محمود بيرم التونسي، ألحان زكرياء أحمد أداء، أُم كلثوم
***
الأوله في الغرام والحُب شَبَكوني
والتانية بالاِمتثال والصبر أَمَروني
والتالتة مِنْ غير مَعاد راحوا وفاتوني
بنظرة عين
***
الأولة في الغرام والحب شَبَكوني
واجيبه منين
والتانية بالاِمتثال والصبر أَمَروني
راحوا وفاتوني قولوا لي فين
والتالتة من غير مَعاد
بنظرة عين قادت لهيبي
***
الأولة في الغرام والحب شبكوني
واجيبه منين اِحتار طبيبي
والتانية بالامتثال والصبر أَمروني
قولوا لي فين سافر حبيبي
والتالتة من غير مَعاد راحوا وفاتوني
على الوصال وعاهدني
سافر في يوم ما واعدني
من بعد طول اِمتناع
وكان وصاله وداع
وانا بودع وحيدي
حطيت على القلب إيدي
واِبكي وبالدمع جودي
واقول يا عين اِسعيفيني
وانا بداوي جروحي
من يوم ما سافر حبيبي
ودعت قلبي وروحي
اَتاري في يوم وداعه
واِنتَ يا روحي اِنتَ
طالت عليَّ الليالي
ولا حَتِرجع لي اِمتى
لا قُلتِ له فين مكانك
بنظرة عين
الأولة في الغرام والحب شبكوني
واجيبه منين
والتانية بالاِمتثال والصبر أَمروني
قولوا لي فين
والتالتة من غير مَعاد راحوا وفاتوني
الأولة نار وِقادت والسبب نظرة
والتانية ما طُلْتِ غير الصبر والحسرة
والتالتة أنا اِللي جَرى لي عُمره ما يجرى
سافر حبيبي

الموت بكلام صائب و في محله، لا بالكلام الفارغ


مما يُروى عن الجازية من حكم و أقوال «أن الهلاليين لا يموتون بالسلاح و إنما يموتون بالكلام !» أي بالكلام الصائب الذي يكون في محله فيبلغ مقصده و هدفه هذا شأن المجتمعات التي تحتل المشافهـة الحيز الأوسع في آدابها، فيرتقي الإبداع من فنونها درجات رفيعة سواء كان رواية و سردا أو شعرا أو حكما و أمثلة تساق، مهما كانت لغة المشافهة خالية من الإعراب و غير مطابقة لقواعد النحو، « فالإعراب لا مدخل له في البلاغة إنما البلاغة مطابقة الكلام للمقصود و لمقتضى الحال من الوجود فيه» كما يقول ابن خلدون و مثلما تألق شعراء الفصحى و رواتها في بناء المخيال و دواوين أشعار العرب، نبغ من عامة الناس على مر العصور من كان فيهم أفصح لسانا و أوسع خيالا و أرهف حسا لينقشوا على صفحات سجل الذاكرة من أجمل الأشعار و أغرب الحكايات و أصوب الأمثال في لغة تتطور بتطور المجتمع قيما و ثراء و خيالا. من ذلك أن لهؤلاء الشعراء و الرواة من المكانة و من الضرورة ما جعل وظيفتهم الاجتماعية تأخذ مكانة تقترب إلى القداسة، و شخصياتهم تأخذ أبعادا خرافية فتتكون بذلك ميثولوجيا الشعوب و خرافاتهم لتهدهد نوم الصبيان و يلتئم حولها ميعاد القبائل و ترتفع بها الأهازيج و الأناشيد و الملاحم، في لغة متداولة استطاعت عبقرية المبدعين أن تستخرج من عمقها و أحشائها تبر الزمان فصاغوا منها أجمل القصص و القوافي.
و يعتبر الرواة الذين نهلوا من نبع التجربة المتواترة مشافهة، أولئك الذين سافروا بعيدا في الزمن أو في المكان، – باعتبار أن كل من رأى و اطلع كثيرا يمكن أن يكون حفظ كثيرا- أكثر من غيرهم حظوة وانتشارا بين الناس، فهم على عكس الشعراء و المنشدين، لا تقيدهم مواسم معينة لسرد رواياتهم ، فكل المناسبات و الأماكن سانحة لذلك، فتراهم سرعان ما يؤثثون مسرح أحداث حكاياتهم الخيالية أو الواقعية و يشخصون أبطالها فيثيرون فضول مستمعيهم و يشدون انتباههم بلغتهم المميزة، التي تستشف منها ما بذلوه من جهد لانتقاء مفرداتها، فضلا عما اكتسبوه من فنون التمثيل و التشويق واستدراج السامعين والتملك بمشاعرهم وحتى بأعصابهم. و الراوي غالبا ما يتحول إلى صديق و محل ثقة، إذ قلما نجد حكاية خالية من عبرة أخلاقية أو اجتماعية،فهو عندما يسوقها يكسب ثقة سامعيه، إضافة إلى ما يقدمه من النصح للسامع في استطرادات على هامش السرد و كأنه يسر بها لأخ أو لصديق وفي.
و لم يكن الراوي، في تقاليدنا محترفا لهذا الفن بالضرورة، ما عدا من ترمي بهم الطرق من المتسولين : مدَّاحة و باعة الأعشاب الطبية و مروضو الثعابين و مغنون و رواة الملاحم الشعبية أو فداوي المقاهي…العديد من الرواة كانوا من الذين سافروا كثيرا: بحارة أو لتجارة أو لحج أو في هجرة و مغامرة ، و فيهم أيضا من كان مستقرا تاجرا، حرفيا أو فلاحا، في بلاده، لكنه يعرفها جيدا و يلم بتقاليدها و خرافاتها، و فيهم كذلك أول من فتح لنا صندوق الخرافة في طفولتنا: جداتنا و أجدادنا، ذلك السفر الضخم الذي لا ينضب من «أفلام طفولتنا البدائية». موسوعات تزخر بالروايات و المغامرات ضمتنا بدفئها و حنانها أيام لم توجد لها ضرة تبث صورا من كل الدنيا، صور لا طعم و لا رائحة لها تضاهي رائحة عجائز مخضبات الشعر بالحناء و شيوخ علق ببرانيسهم عبق العطر و التبغ المخلوط بالرمث
في ربوعنا وبتنوع لهجاتنا انسجمت على أيدي الرواة و الشعراء لغتنا المتداولة في علاقة بين المتحدث الباث و المنصت المتلقي،فكان النسيج الذي يسديه الرواة بتنوع خيوطه و غزله و أصباغه، من الناس المجهولين، جداتنا و أجدادنا، إلى بن موسى و الدوعاجي و من عبد الصمد الذي قال كلمات و كلمات إلى العروي، بمثابة المضادات الحيوية التي تقي جسم اللغة المتداولة، من الجراثيم و الفيروسات اللغوية المنحطة التي تنتجها – بصورة طبيعية – أغوار الحضيض الاجتماعي ، فسلمت اللغة أو لنقل سلم ما كان راقيا فيها و عُزل ما كان من نوع القنابل « المُصمة» للآذان في محتشدات الأزقة المظلمة بين منتجيه و مستهلكيه .
و نال اللغة العامية شرف الطباعة فرفلت في أبدع حلل المجلات و الجرائد منذ بدايات القرن الماضي، وتفنن فيها الكثير من أصحاب الأقلام «الفقيهة» قصصا ونوادر و مقالات و مسرحيات و روايات إذاعية و أزجالا في زمن كان للإنصات آدابه.
«
الملل هو طائر الأحلام الذي يرجن بيضة التجربة و يحضنها، و خشخشة الصحف اليومية تنفره، ذاك ما يجعل هبة الإنصات و الانتباه تضيع . تضيع لأن لا أحد ينصت اليوم و هو ينسج أو يغزل. إذ كلما كان المستمع متناسيا لنفسه، كلما رسخ ما يستمع إليه في أعماق ذاكرته، عندما يتمكن منه نسق العمل يزيد اهتماما لسماع الحكايات بصورة تمكنه من امتلاك موهبة رواياتها بدوره. هكذا تشكلت الشبكة التي تحوي موهبة الرواية، و هكذا تنحل في أيامنا هذه عقد الشبكة من كل ناحية بعد أن عـُقدت منذ آلاف السنين، حول أقدم أشكال الحرف التقليدية

هكذا يعلق الفيلسوف الألماني فالتر بنجامين على تراجع فن السرد الشعبي في ضل تطور الإعلام و هيمنة الخبر على اهتمام السامع. كذلك بالنسبة لنا يبدو أن تقدم التواصل المكتوب و السمعي المرئي على حساب المشافهة، و انهماك الناس في نسق الحياة العصرية المتسارع، وتقلص الوحدة العائلية لجيل واحد أقصى منها الأجداد و الجدات، كان لها الأثر السلبي على تراجع السرد و الراوي الشعبي. هل لهذا التراجع علاقة بتقلص الإبداع في اللغة المتداولة و انحسار سجلها و خيالها و هيمنة لغة البذاءة في الشارع الذي نشهده في أيامنا؟

و الإبداع في نهاية الأمر ليس حكرا على اللغة الفصحى ، و تناول اللغة العامية كتابة أو كلاما إذاعيا و تلفزيا أو شعارات إشهارية، لا يعفي مستعمليها البتة من ضرورة الارتقاء بها شكلا و مضمونا و خيالا بنفس المجهود و نفس الجدية و الصرامة التي تستوجبها الكتابة بالفصحى. و لعل ما يتوصل إليه كل من توفيق الجبالي في كلام الليل و الفاضل الجعايبي في نصوصه المسرحية، من تطويع للعامية و استخراج الساخر و المبكي و المدمر و المضحك و المؤلم و المسعد ، لدليل قاطع على أن هذا ممكن لكن بشيء من الجهد طبعا، و ذلك ما يفرق بين الإبداع و أي شيء.
ليت صانعي لغة الإشهار والتنشيط بأنواعه و بعض أصحاب التعليقات المكتوبة و حوارات المسلسلات يرفعون عنا حصار العبارات العامية المنتقاة من أسفل سجلاتها و أضعف خيالها وأدنى مستوياتها الذهنية بدعوى إنها لغة اليوم، حتى لا نغرق في « العادي » – بالفرنسية طبعا- كما يقولون! وإذا كان محتوم علينا الموت بالكلام فليكن كموت بني هلال بكلام صائب و في محله، لا بالكلام الفارغ